Dimanche soir, un train à grande vitesse transportant plus de 300 passagers a déraillé dans le sud de l’Espagne. Il est entré en collision avec un autre train, qui comptait environ 200 passagers à bord. Au moins 39 personnes ont été tuées et 152 autres blessées. Voici ce que l’on sait à ce stade sur la catastrophe qualifiée “d’extrêmement étrange”.
Un train à grande vitesse a déraillé dimanche soir vers 19h40 à Adamuz, une commune située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Cordoue. Le train, qui reliait Malaga à Madrid, transportait 300 passagers à son bord et s’est déporté sur une voie adjacente, entrant en collision avec un autre train à grande vitesse.
Ce dernier, qui comptait 184 passagers, venait en sens inverse et effectuait la liaison Madrid–Huelva. Lui aussi a déraillé. Plusieurs wagons ont dévalé une pente et se sont retrouvés à environ quatre mètres en contrebas.
“On se serait cru dans un film d’horreur”, a raconté un passager, Lucas Meriako, qui se trouvait à bord du train Iryo, à la chaîne La Sexta. “Il y a eu un choc très violent à l’arrière et l’impression que tout le train allait se disloquer (…) De nombreuses personnes ont été blessées par des éclats de verre.”
Au moins 39 personnes ont été tuées dans l’accident. Ce bilan pourrait encore s’alourdir, selon le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente. Des sources proches des chemins de fer espagnols ont indiqué à l’agence de presse EFE que le conducteur de 36 ans du premier train figurait parmi les victimes.
Selon le quotidien espagnol El País, 152 personnes ont été blessées. Parmi elles, 48 seraient encore hospitalisées, dont 24 dans un état grave. Cinq enfants ont été transférés à l’hôpital, deux d’entre eux ont été placés en soins intensifs.
Accès difficile
Toutes les victimes n’ont pas encore été sorties des débris. L’unité d’urgence de l’armée (UME) a été déployée sur le terrain pour venir en aide aux secours, et un hôpital de campagne a été dressé non loin de l’accident.
Le lieu de l’accident est difficile d’accès, a expliqué Iñigo Vila, responsable de la Croix-Rouge, sur la télévision nationale TVE: “On ne peut y arriver que par un chemin de service, un chemin de terre par lequel passaient tous les services de secours.”
C’est pour l’heure le sixième accident de train le plus meurtrier sur le continent européen au 21e siècle, le dernier en date ayant tué 57 personnes en 2023 en Grèce.
Un train à grande vitesse a déraillé dimanche soir vers 19h40 à Adamuz, une commune située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Cordoue. Le train, qui reliait Malaga à Madrid, transportait 300 passagers à son bord et s’est déporté sur une voie adjacente, entrant en collision avec un autre train à grande vitesse.
“Une nuit de profonde douleur”: le Premier ministre espagnol réagit à la catastrophe ferroviaire
Ce dernier, qui comptait 184 passagers, venait en sens inverse et effectuait la liaison Madrid–Huelva. Lui aussi a déraillé. Plusieurs wagons ont dévalé une pente et se sont retrouvés à environ quatre mètres en contrebas.
“On se serait cru dans un film d’horreur”, a raconté un passager, Lucas Meriako, qui se trouvait à bord du train Iryo, à la chaîne La Sexta. “Il y a eu un choc très violent à l’arrière et l’impression que tout le train allait se disloquer (…) De nombreuses personnes ont été blessées par des éclats de verre.”
Au moins 39 personnes ont été tuées dans l’accident. Ce bilan pourrait encore s’alourdir, selon le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente. Des sources proches des chemins de fer espagnols ont indiqué à l’agence de presse EFE que le conducteur de 36 ans du premier train figurait parmi les victimes.
Selon le quotidien espagnol El País, 152 personnes ont été blessées. Parmi elles, 48 seraient encore hospitalisées, dont 24 dans un état grave. Cinq enfants ont été transférés à l’hôpital, deux d’entre eux ont été placés en soins intensifs.
Accès difficile
Toutes les victimes n’ont pas encore été sorties des débris. L’unité d’urgence de l’armée (UME) a été déployée sur le terrain pour venir en aide aux secours, et un hôpital de campagne a été dressé non loin de l’accident.
Le lieu de l’accident est difficile d’accès, a expliqué Iñigo Vila, responsable de la Croix-Rouge, sur la télévision nationale TVE: “On ne peut y arriver que par un chemin de service, un chemin de terre par lequel passaient tous les services de secours.”
C’est pour l’heure le sixième accident de train le plus meurtrier sur le continent européen au 21e siècle, le dernier en date ayant tué 57 personnes en 2023 en Grèce.
Aucune cause n’a encore été clairement établie. Le patron des chemins de fer espagnols a appelé à ne pas spéculer. La piste menant à une erreur humaine semble écartée. “Si le conducteur commet une erreur, le système la corrige automatiquement. C’est un accident aux circonstances étranges”, a déclaré Álvaro Fernández Heredia à la chaîne publique RTVE. “Une commission chargée d’enquêter sur les accidents est déjà sur place en train de recueillir des preuves”, a précisé le président de la Renfe, la compagnie nationale espagnole.
Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a indiqué que la voie concernée était en bon état après des travaux de rénovation effectués en mai de l’année dernière. Il s’agissait également d’un tronçon de voie complètement droit. Lui aussi a qualifié l’accident d’“extrêmement étrange”.
L’un des trains impliqués avait été inspecté il y a seulement quatre jours, selon la compagnie privée Iryo. Il avait été construit en 2022.
Le trafic sur la ligne à grande vitesse entre Madrid et les villes du sud de l’Espagne — Cordoue, Séville, Malaga et Huelva — sera interrompu toute la journée de lundi, a annoncé le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol, Adif, sur le réseau social X.
« Une nuit de profonde douleur »
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a évoqué “une nuit de profonde douleur”. “Aucun mot ne saurait apaiser une telle souffrance, mais je veux que vous sachiez que la Nation toute entière est à vos côtés en ces moments si difficiles”, a-t-il écrit sur X dans la nuit de dimanche à lundi, exprimant “(ses) plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes”.
Emmanuel Macron a également adressé ses “pensées” aux victimes, évoquant “une tragédie” et promettant le soutien de la France à l’Espagne. “Une tragédie ferroviaire frappe l’Andalousie. Pensées pour les victimes, leurs familles et l’ensemble du peuple espagnol. La France se tient à vos côtés”, a réagi le président français sur X. Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit “bouleversé”.
“Nous exprimons notre solidarité avec les autorités et le peuple espagnols, confrontés à un tragique accident ferroviaire. Les Belges pensent aux victimes et à leurs familles”, a commenté le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, dans un message rédigé en anglais et en espagnol.
Source : https://www.7sur7.be/




