Mali-Météo a mis en service, le mardi 10 mars 2026, de nouveaux équipements satellitaires dans le cadre du programme PUMA 2025 et de l’initiative CLIMSA de l’Union africaine.

La modernisation des équipements de Mali-Météo vise à améliorer la réception et l’analyse des données météorologiques afin de renforcer les capacités nationales de prévision et d’alerte climatique.

Ces équipements techniques sont destinés à moderniser la réception et le traitement des données météorologiques satellitaires. Cette installation s’inscrit dans le cadre du programme PUMA 2025 et de l’initiative CLIMSA, deux dispositifs soutenus par l’Union africaine et ses partenaires pour renforcer les capacités des services météorologiques africains.

Ce déploiement s’inscrit dans un programme continental soutenu par l’Union africaine, avec l’appui de l’Union européenne et d’EUMETSAT, qui prévoit l’équipement de 49 pays d’Afrique subsaharienne en stations ClimSA et PUMA.

Le système PUMA 2025 constitue la nouvelle génération des stations africaines de réception de données météorologiques issues des satellites Meteosat de troisième génération. Ces satellites fournissent des images et des observations atmosphériques à haute résolution utilisées pour la surveillance des phénomènes météorologiques et climatiques. Grâce à ces équipements, Mali-Météo peut désormais recevoir en temps réel des flux de données satellitaires et les exploiter pour l’analyse de l’évolution des systèmes météorologiques affectant le territoire national et l’ensemble de la région sahélienne.

Les nouveaux satellites Meteosat de troisième génération fournissent des images du continent africain toutes les dix minutes, avec une résolution plus fine que les générations précédentes, ce qui permet de suivre plus rapidement les orages, les fortes pluies, les tempêtes de sable et d’autres phénomènes à fort impact.

L’installation permet également d’améliorer la rapidité et la précision des prévisions météorologiques produites par l’agence nationale. Les images issues des satellites offrent une observation plus fréquente et plus détaillée des nuages, des systèmes convectifs et des perturbations atmosphériques susceptibles d’influencer les conditions climatiques au Mali et dans les pays voisins.

Le programme CLIMSA, qui accompagne ce déploiement, vise à renforcer les services climatiques en Afrique en facilitant l’accès aux données satellitaires, en développant les outils d’analyse et en soutenant la formation des spécialistes nationaux. L’initiative s’inscrit dans une stratégie continentale visant à améliorer la surveillance climatique et la gestion des risques liés aux phénomènes météorologiques extrêmes.

Pour le Mali, l’exploitation de ces données satellitaires devrait contribuer à renforcer les systèmes d’alerte précoce et à soutenir la prise de décision dans des secteurs fortement dépendants des conditions climatiques. L’agriculture, la sécurité alimentaire, la gestion des ressources en eau, la prévention des catastrophes naturelles et la navigation aérienne figurent parmi les domaines susceptibles de bénéficier de ces nouvelles capacités d’observation et de prévision.

Dans le Sahel, où les services météorologiques sont de plus en plus sollicités face aux épisodes de chaleur extrême, aux inondations et aux aléas agricoles, ce type d’équipement est présenté comme un outil central pour l’alerte précoce et la gestion des risques.

La mise en service du dispositif s’accompagne également d’un programme de formation destiné aux techniciens et aux prévisionnistes de Mali-Météo afin d’améliorer l’utilisation et l’interprétation des données satellitaires. L’objectif est de consolider les capacités opérationnelles de l’institution et de renforcer la production d’informations météorologiques et climatiques destinées aux autorités publiques, aux opérateurs économiques et aux populations.

Cette modernisation intervient dans un contexte où les pays du Sahel sont particulièrement exposés aux phénomènes météorologiques extrêmes et aux variations climatiques, qui influencent fortement les activités agricoles, la disponibilité des ressources en eau et la sécurité alimentaire dans la région.

MD/Sf/APA

Source : APA

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