La Justice militaire du Mali, en partenariat avec le DCAF et la Suisse, a lancé le 26 janvier 2026 une formation, de cinq jours, destinée aux prévôtés. Objectif : renforcer leurs compétences en matière de protection des civils, de droit international humanitaire et de droits de l’homme.

La salle de réunion de la Justice militaire de Bamako a accueilli une dizaine de sous-officiers de la Gendarmerie et de la Police nationale. Pendant cinq jours, ils échangeront avec des experts sur les enjeux liés à la protection des civils, au respect du droit international humanitaire (DIH) et des droits de l’homme (DH).

Dans son intervention, Mme Valérie Petit Pierre, cheffe du bureau DCAF Mali et représentante régionale, a rappelé que « le respect des droits est non seulement une obligation morale et juridique, mais constitue également une condition essentielle de l’efficacité opérationnelle et de la légitimité des Forces de Défense et de Sécurité ». Elle a souligné le rôle central des unités prévôtales dans la régulation et la consolidation de l’état de droit.

Le directeur de la Justice militaire, le Colonel-major Boubacar Maïga, a insisté sur la responsabilité des militaires dans la préservation de l’humanité malgré les hostilités. « Le droit international humanitaire et les droits de l’homme ne sont pas des concepts abstraits. Ils nous rappellent que derrière chaque uniforme, chaque arme, chaque opération, il y a des vies humaines, des familles, des communautés qui aspirent à la paix et à la sécurité », a-t-il déclaré.

Cette formation s’inscrit dans une série d’initiatives. En novembre 2025, une première session avait été organisée à l’intention des magistrats militaires, des conseillers juridiques et du commandement militaire. L’objectif reste le même : consolider l’engagement collectif des forces de Défense et de Sécurité.

1ère Cl Sidi MARIKO

Source : FAMA

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