Dans la salle solennelle du Tribunal militaire de Bamako, l’audience correctionnelle ordinaire s’est tenue, le mardi 18 novembre 2025, sous la présidence du magistrat Assama DOLO, entouré de ses collègues magistrats militaires. Huit dossiers étaient inscrits au rôle, impliquant seize prévenus, civils et militaires confondus.
Les infractions jugées reflètent les tensions et les exigences du monde militaire : un cas de vol assorti d’une violation de consigne générale, plusieurs cas de désertion – certains aggravés par la perte d’armes de guerre – et des manquements répétés aux règles disciplinaires. Ces affaires, bien que diverses, ont un point commun : elles mettent en lumière les défis de la discipline dans un contexte sécuritaire tendu.

Parmi les prévenus, deux étaient détenus. Le premier, poursuivi pour vol, a été condamné à cinq ans de prison ferme. Le second, jugé pour désertion, a écopé de trois mois de prison avec sursis. Les autres dossiers sont toujours en cours de traitement.
Pour le substitut du procureur, Abdoulaye NIATOUME, cette audience s’inscrit dans une dynamique de régularité et de transparence. « Ces sessions permettent de respecter les instructions de la hiérarchie, d’assurer la discipline et de veiller à la bonne application des procédures », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de maintenir l’ordre public au sein des forces armées.
Dans un contexte où la rigueur militaire se conjugue avec les exigences de l’État de droit, cette audience témoigne d’une volonté de faire respecter les règles tout en garantissant les droits des justiciables. Une équation délicate, mais essentielle pour la crédibilité de l’institution militaire.




