Un incident aérien majeur a éclaté ce lundi dans l’espace sahélien, révélant les tensions géopolitiques persistantes dans la région. Un avion de transport militaire C-130 appartenant à l’Armée de l’Air du Nigeria a été contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso.L’incident a été rendu public par un communiqué officiel de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.Équipage pris en charge, enquête ouverte
À bord de l’appareil se trouvaient onze personnes: deux membres d’équipage et neuf passagers, tous des militaires nigérians. Ils ont été pris en charge par les autorités burkinabè après l’atterrissage forcé, dont les causes techniques précises restent à élucider.
Cependant, l’enquête immédiatement ouverte par les services de sécurité du Burkina Faso a révélé un point sensible : selon la déclaration de l’AES, l’appareil militaire nigérian évoluait sans autorisation de survol du territoire burkinabè.
L’AES « crie à la violation » et menace de neutraliser tout aéronef illégal
La réaction de la Confédération des États du Sahel a été immédiate et sans ambiguïté. Le communiqué officiel « condamne avec la plus grande fermeté cette violation de son espace aérien et de la souveraineté de ses États membres ».
L’AES qualifie cet acte d’« inamical », mené « au mépris du droit international et des règles internationales d’aviation civile et/ou militaire ».
Conséquence directe de cet incident, les Chefs d’État de l’AES ont donné des instructions fermes pour un renforcement drastique de la vigilance. Le communiqué indique que :
« Les défenses aériennes et antiaériennes de l’espace confédéral mises en alerte maximale » ont été « autorisées à neutraliser tout aéronef qui violerait l’espace confédéral ».
Cette posture de défense active s’appuie sur la déclaration du Collège des Chefs d’État de l’AES en date du 22 décembre 2024. Le sort de l’équipage, de l’appareil, ainsi que les explications diplomatiques futures, seront scrutés avec attention, car cet atterrissage forcé risque de durcir les lignes de fracture géopolitiques au Sahel.
T.Sindy/Malijet.com
Source : Malijet




