Lors de son discours sur l’état de l’Union ce mardi 24 février 2026 , Donald Trump a accusé l’Iran de chercher à développer des missiles capables d’atteindre le territoire américain.« Ils ont déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases à l’étranger, et ils travaillent à la construction de missiles qui seront bientôt capables d’atteindre les États-Unis d’Amérique » a-t-il déclaré. Reste que Trump négocie simultanément avec Téhéran et le clame à qui veut l’entendre.L’accumulation de déclarations bellicistes intervient alors que les relations USA – Iran touchent à leurs plus bas depuis janvier 2026.
Des responsables iraniens avertissent qu’ils sont « prêts pour la guerre » après que le président américain Donald Trump menace d’une action militaire en réponse aux répressions.
Deux semaines plus tard, Trump déclare qu‘ « une immense Armada se dirige vers l’Iran« , tandis que l’USS Abraham Lincoln rejoint le Golfe persique flanqué de destroyers lanceurs de missiles.
Téhéran répond coup pour coup : le chef de l’armée iranienne, Amir Hatami, avertit d’une « riposte écrasante » et annonce avoir doté les régiments de 1 000 drones, tandis que le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, déclare que les capacités balistiques iraniennes « ne feront jamais l’objet de négociations » .
Les deux capitales jouent au bord du précipice, oscillant entre brandissement d’armes et promesses diplomatiques.
L’écart avec les estimations officielles saute aux yeux. La Defense Intelligence Agency a évalué en 2025 que l’Iran pourrait développer un missile balistique intercontinental d’ici 2035 à condition que Téhéran décide effectivement de poursuivre cette capacité. Aucune confirmation que cette décision ait été tranchée.
Chiffres concrets : l’Iran possède actuellement des missiles balistiques à courte et moyenne portée avec une portée maximale de près de 3 000 kilomètres. Les États-Unis se situent à plus de 9 000 kilomètres du point le plus occidental iranien. Le fossé technologique demeure abyssal.
Trump a justifié son durcissement par l’urgence nucléaire. « Je préférerais résoudre ce problème par la diplomatie, mais une chose est sûre : je ne permettrai jamais au premier État au monde sponsor du terrorisme de posséder une arme nucléaire. »
Dans le même temps, il affirme que Téhéran souhaite conclure un accord. « Nous sommes en négociations avec eux et ils veulent conclure un accord, mais nous n’avons pas entendu ces mots secrets : « Nous n’aurons jamais d’arme nucléaire. »
Source : L-frii




