Afin de garantir aux fidèles l’accès aux produits de première nécessité à des tarifs abordables durant le mois de Ramadan, les autorités maliennes ont instauré d’importantes mesures d’exonération. Pour contrer les risques de spéculation, la Fédération des Centres de Gestion Agréés du Mali a lancé une vaste campagne de sensibilisation.Cette initiative, présentée officiellement à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), vise à sécuriser la disponibilité et l’accessibilité des denrées de grande consommation telles que le riz, le sucre, l’huile et le lait, dont la demande connaît un pic durant le mois sacré.M. Abdoul Wahab Diakité, président de l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA), a rappelé la nécessité impérieuse pour les commerçants de respecter les efforts consentis par l’État. De son côté, le Directeur régional du Commerce, M. Fousseni Bamba, a tenu à rassurer l’opinion : selon ses services, les prix actuels sur le marché respectent globalement les plafonds fixés, le sucre étant même cédé à des tarifs inférieurs aux limites réglementaires dans certaines zones.
Toutefois, face à la persistance de certaines pratiques spéculatives, les autorités ont annoncé un renforcement de la surveillance sur le terrain.
Le président de la Fédération, M.Habert Maïga, a insisté sur l’importance d’une collaboration étroite avec les services de l’État. L’objectif est clair : moraliser le secteur commercial pour éviter que les exonérations ne profitent uniquement aux intermédiaires au détriment du panier de la ménagère.
L’ensemble des acteurs (État, commerçants et associations de consommateurs) s’accorde sur une synergie d’action. Le maintien des prix plafonds reste l’objectif prioritaire pour permettre aux fidèles de s’approvisionner sereinement et à moindre coût en ce mois béni de piété et de partage.
A.Ouattara/Malijet.com
Source : Malijet




