L’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté à l’unanimité, ce jeudi, une nouvelle loi réformant les jours fériés. Cette réforme, qui reclasse plusieurs dates historiques en journées de commémoration, devrait permettre à l’État d’économiser environ 16,88 milliards de FCFA.
Réunis en séance plénière jeudi 9 janvier 2026, les 70 députés votants de l’Assemblée législative de transition (ALT) du Burkina ont approuvé à l’unanimité le projet de loi portant jours chômés et payés ainsi que les journées de commémoration et de recueillement.
Cette nouvelle loi, qui abroge celle de novembre 2015 portant institution de fêtes légales et d’événements à caractère historique, introduit plusieurs changements substantiels.
Le nombre de jours chômés et payés passe ainsi de 15 à 11, une réduction qui devrait générer des économies budgétaires estimées à 16,88 milliards de FCFA, selon l’exécutif.
Parmi les innovations majeures, le texte met fin à la disposition selon laquelle le lendemain d’une fête légale tombant un dimanche était automatiquement chômé et payé.
La loi procède également à un reclassement significatif de certaines dates emblématiques du calendrier national.
Désormais, la Toussaint, la Journée nationale des martyrs, les journées du soulèvement populaire et celle de la proclamation de l’indépendance deviennent des journées de commémoration et de recueillement. Dans la même logique, les dates du 4 août 1983, marquant l’avènement de la Révolution, et du 15 octobre 1987, correspondant à l’assassinat du président Thomas Sankara, sont également reclassées dans cette catégorie.
En revanche, la journée du 15 mai, dédiée aux coutumes et traditions, est intégrée parmi les jours chômés et payés, dans le but d’affirmer la laïcité de l’État, selon le gouvernement.
« À partir de l’adoption de cette loi, il sera question des jours chômés et payés et des jours de commémoration et de recueillement et non plus de fêtes qui sont instituées par loi », a expliqué le ministre en charge du Travail, Mathias Traoré.
Pour les autorités, cette réforme s’inscrit dans une dynamique d’affirmation de la souveraineté nationale et vise à améliorer l’efficacité de l’administration.
« Ces dispositions permettront d’assurer une continuité des services publics et d’améliorer les prestations de l’administration publique en diminuant le nombre de jours chômés et payés, en augmentant le temps de travail », a ajouté le ministre, précisant que des communiqués de journées chômées et payées seront faits en fonction des exigences des circonstances.
Source/HO/ac/Sf/APA




