Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a livré le 31 Décembre 2025, son traditionnel discours à la Nation. D’un ton très solennel et plein d’humilité, le Président Assimi GOÏTA a, ainsi placé son message sous le sceau du recueillement, rendant un hommage soutenu aux martyrs civils et militaires, tout en exprimant la solidarité de la Nation envers les blessés, les familles endeuillées et les populations affectées par les sinistres.
Un rappel fort que le Renouveau malien se construit sur le sacrifice, la résilience et la dignité d’un peuple debout. « Leur sacrifice est le socle de notre engagement et de notre Renouveau », a-t-il déclaré, inscrivant l’action publique dans une continuité morale et historique. « Je rends un hommage appuyé à notre peuple pour sa dignité, sa patience et sa détermination. Depuis plusieurs mois, notre pays subit d’importantes perturbations dans son approvisionnement en carburant, consécutives à des attaques répétées contre des convois vitaux. Parallèlement, une campagne de désinformation a tenté d’installer le doute, la peur et la division. Elle n’a fait que renforcer notre prise de conscience collective et consolider notre dynamique de résistance », a-t-il rappelé.
Le Président Assimi GOÏTA a rendu un hommage particulier aux opérateurs économiques, en les saluant en ces termes : « Je salue la bravoure de nos opérateurs économiques, de nos chauffeurs et de leurs apprentis, qui, au péril de leur vie, ont assuré le ravitaillement du pays. Je félicite nos Forces Armées et de Sécurité, ainsi que le Gouvernement, pour la coordination de la réponse nationale ayant permis d’éviter des ruptures majeures de carburant ». Il a rappelé que derrière chaque défi se dresse une opportunité ; et que le défi d’importation doit devenir une opportunité d’innovation. Pour une Nation debout comme la nôtre, l’adversité n’est pas un frein, elle est un levier.
L’année 2025 marquée par des épreuves révélatrices de la résilience malienne
Le passage à une nouvelle année est une occasion de regarder ensemble le chemin parcouru, d’évaluer nos efforts communs et de mesurer, avec lucidité, les défis à relever. L’année 2025, dont nous vivons les derniers instants, a été une année d’épreuves, notamment sur les plans énergétique et économique. Elle a, également été une année de vérité, celle qui révèle dans l’adversité, le patriotisme et la résilience indéfectible des Maliennes et des Maliens.
Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA indiquera que face aux pressions, aux tentatives d’isolement et aux manœuvres d’influence, le Mali a fait un choix : celui de la souveraineté assumée. « Là où certains attendaient la résignation, nous avons opposé la décision. Le temps de l’improvisation est révolu. Le Mali a fait le choix irréversible de rompre avec la navigation à vue. C’est dans cette perspective que j’ai doté notre Nation d’une boussole stratégique : la Vision prospective « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », adossée à une stratégie de mise en œuvre 2025-2033. Ancrée dans le scénario du Renouveau, cette vision est notre pacte d’honneur avec les générations futures », a-t-il affirmé.
Ainsi, indiquera-t-il, à l’horizon 2063, notre ambition est de faire du Mali une Nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère. « Nous entrons dans l’année 2026 avec une ligne de conduite : celle de consolider la souveraineté et de bâtir une prospérité partagée », a affirmé le chef de l’Etat avant de rappeler que la paix durable demeure la condition première de tout progrès « C’est le sens du combat héroïque mené chaque jour par nos Forces Armées et de Sécurité contre le terrorisme et le crime organisé. Je salue leur bravoure, leur discipline et leur professionnalisme. La Nation ne les oubliera jamais. Mener une guerre asymétrique est une épreuve redoutable », a-t-il révélé.

L’outil de défense rebâti avec pour objectif ultime la protection du peuple et la défense du pays
Dans son adresse, le Président de la Transition place la sécurité et la lutte contre le terrorisme comme des priorités absolues. Il a rappelé que l’intégrité du territoire et la protection des populations demeurent le cœur de l’action publique. Des efforts constants ont été mis en avant, avec une montée en puissance opérationnelle et logistique. La coopération régionale a été évoquée comme un levier, afin de mieux coordonner les réponses et de partager les moyens, tout en renforçant la souveraineté décisionnelle nationale. « Face à cette menace, nous avons choisi de rebâtir notre outil de défense. Des avancées significatives ont été enregistrées : des zones ont été sécurisées, la liberté de mouvement s’est améliorée et l’autorité de l’État poursuit son rétablissement » a souligné le Chef de l’Etat.
Il indiquera que cette dynamique dépasse nos frontières nationales « Avec nos frères du Burkina Faso et du Niger, nous avons franchi une étape déterminante avec l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES et la mise en place d’un dispositif opérationnel coordonné. Face à l’ennemi commun, notre solidarité se traduit en actes : protéger nos peuples et défendre notre espace commun », a indiqué le Chef de l’Etat, qui ajoutera que la paix véritable ne s’impose pas : elle se construit. Elle exige la vérité, le dialogue et la confiance entre Maliens.
Le Chantier de la Paix est ouvert avec l’adoption de la charte
La paix et cohésion nationale ont été appelées comme une responsabilité partagée. Les acteurs politiques, sociaux, religieux et économiques ont été invités à privilégier l’intérêt général sur la polémique. Le Chef de l’Etat rappellera que l’adoption de la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale marque une étape décisive, celle d’un processus de paix endogène, porté par notre volonté collective.
Dans ce cadre, une nouvelle phase du programme du DDR-I a été engagée, avec un recrutement spécial et la réinsertion de milliers d’ex-combattants, notamment à Ménaka, Kidal, Mopti, Ségou, Gao et très prochainement Tombouctou. La mise en place de l’Observatoire pour la Paix renforcera durablement cette dynamique. En tirant les leçons des processus de paix antérieurs, il apparaît clairement que les solutions maliennes sont les plus viables pour le Mali.
La Souveraineté culturelle pour protéger l’âme de la Nation
La Culture comme l’âme de notre nation, c’est la vision irréversible du Chef de l’Etat, qui avait placé l’année 2025, comme année de la revitalisation de nos valeurs culturelles. L’élan engagé doit demeurer constant. Et le Chef de l’Etat d’indiquer : « Si la souveraineté militaire garantit l’intégrité du territoire, la souveraineté culturelle protège l’âme de la Nation. C’est la raison pour laquelle nous avons engagé une dynamique de renaissance culturelle et d’éducation aux valeurs, afin de renforcer, durablement, le vivre-ensemble et de façonner le Maliden Kura : un citoyen patriote, responsable et bâtisseur », a-t-il soutenu.
Pour cela, le Président engage l’officialisation de nos langues nationales et la valorisation de nos légitimités traditionnelles, qui ne sont pas du folklore, elles expriment un retour à notre essence. Cette renaissance consolide la cohésion sociale, renforce la paix et fait de notre culture un levier de rayonnement et de développement endogène.
Une diplomatie assumée et renforcée au sein de la confédération de l’AES
La diplomatie et l’ancrage régional sont, désormais, assumés comme des atouts stratégiques. La Confédération des États du Sahel a été décrite comme un cadre de coordination, utile pour mutualiser les moyens de défense, de développement et de diplomatie. Le Président Assimi GOÏTA a, ainsi réaffirmé l’agenda régional dévoilé lors des travaux tenus, de la 2ème Session du Collège des Chefs de l’Etat, en décembre 2025. Il a salué, pour sa capacité à créer des synergies concrètes au service des populations. Cet ancrage a été présenté comme compatible avec une ouverture internationale pragmatique.
La cohésion nationale a été appelée comme une responsabilité partagée. Les acteurs politiques, sociaux, religieux et économiques ont été invités à privilégier l’intérêt général sur la polémique. Les diasporas ont été interpellées pour soutenir, par l’investissement et le transfert de compétences, les secteurs prioritaires. Les médias et la société civile ont été considérés comme des partenaires de vigilance, appelés à éclairer le débat public et à promouvoir une culture de résultats.
La Gouvernance et la Justice au cœur du renouveau
La consolidation institutionnelle a été décrite comme un chantier durable. Le Chef de l’État a, également insisté sur la lutte contre la corruption, l’impunité et la délinquance économique, qui demeure une priorité absolue, afin que les ressources du Mali profitent d’abord aux Maliens. « La Justice et la gouvernance vertueuse demeureront au cœur de notre projet national. La lutte contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité, n’est pas une option : elle s’impose comme un devoir », a-t-il révélé.
Il a ainsi souligné la redynamisation du Pôle National Économique et Financier et l’opérationnalisation de l’Agence Nationale de Recouvrement des Avoirs saisis ou confisqués, qui participent à l’affirmation de la règle que nul n’est au-dessus de la loi, et que l’argent indûment soustrait à la Nation doit obligatoirement revenir à la Nation.
Sur le plan politique, le Président Assimi GOÏTA a rappelé les conclusions issues des Assises nationales de la Refondation, annonçant la poursuite des concertations en 2026 autour de la réforme du cadre des partis politiques, conformément à la Constitution. « Lors des Assises nationales de la Refondation, le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique, susceptibles d’alimenter la mauvaise gouvernance ».
Ainsi, indiquera-t-il, fidèle à notre engagement d’appliquer les recommandations issues des Assises, dans un esprit de concertation inclusive. « J’ai décidé d’organiser, en avril 2025, des consultations avec les forces vives de la Nation, afin de préciser les modalités d’application de certaines recommandations et leur mise en œuvre dans le cadre de la relecture de la Charte des partis politiques. À l’issue de cette rencontre, les participants ont, notamment recommandé la dissolution des partis politiques, afin de repartir sur des bases plus saines et plus justes et de faire l’audit des partis politiques. L’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour de l’avant-projet de loi déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, prévues à l’article 39 de la Constitution », a-t-il rappelé.
Malgré les différentes sanctions imposées, depuis 2020 et les contraintes sécuritaires, notre économie a démontré une résilience remarquable par une croissance soutenue, une inflation maîtrisée, et une dette soutenable.
Une économie résiliente avec une inflation bien maîtrisée
En effet, malgré les sanctions et les contraintes sécuritaires, le Président a salué la résilience de l’économie malienne, marquée par une croissance soutenue, une inflation maîtrisée et une dette soutenable. Il a mis en avant le retrait du Mali de la liste grise du GAFI, les efforts en faveur du pouvoir d’achat, la création d’emplois pour la jeunesse et les réformes engagées dans le secteur minier. « Nous avons consenti des efforts importants pour protéger le pouvoir d’achat, notamment par des subventions ciblées sur les denrées essentielles et l’énergie. Nous poursuivrons cette dynamique avec discipline, efficacité et transparence », a-t-il affirmé.
Ainsi, à travers des programmes dédiés à l’entrepreneuriat et à l’emploi, des dizaines de milliers d’emplois ont été créés, redonnant espoir et perspectives à notre jeunesse. En 2026, nous poursuivrons cette trajectoire par des mesures de structuration et de valorisation, afin que la richesse nationale serve davantage l’investissement public, l’emploi et la transformation locale. Une vérité doit s’imposer : la richesse du Mali va appartenir aux Maliens et profiter d’abord au peuple malien.
Parallèlement, la modernisation de l’administration financière se poursuit, notamment par la digitalisation des recettes publiques, afin de renforcer l’efficacité de l’État et la transparence au bénéfice des citoyens. Dans le secteur minier, l’ouverture de nouvelles capacités, l’application stricte de nos textes, ainsi que la renégociation de certains contrats ont déjà produit des retombées significatives pour l’État.
L’année 2026 dédiée au chantier de la souveraineté énergétique
Ainsi, le Président de la Transition a décidé de placer l’année 2026 sous le signe de la souveraineté énergétique, de l’industrialisation et de la transformation locale des ressources, afin de créer plus de valeur et d’emplois. Cette annonce d’espoir faite par le Président de la Transition engage donc les acteurs du secteur à une résolution définitive de la crise énergétique.
En effet, la crise énergétique a été éprouvante jusqu’ici. Cette épreuve, selon le Chef de l’Etat, nous oblige à une transformation profonde. Elle nous impose d’édifier une souveraineté énergétique par la diversification des sources d’énergies, par le développement des capacités nationales, par des investissements structurants, et par l’amélioration durable de la gouvernance du secteur. Elle nous impose aussi un sursaut productif en transformant nos matières premières sur place, en créant plus de valeur, plus d’emplois, plus de revenus. En faisant de nos défis une opportunité d’industrialisation. Il s’agit d’un chantier fundamental, qui engagera, aussi bien un redressement de ce secteur, de même que de grandes réformes du secteur énergétique.
Le Développement des services sociaux de base et le renforcement du capital humain au centre de l’action publique
Le Président de la Transition a réaffirmé que la jeunesse constitue la véritable richesse du Mali. Santé, éducation, formation professionnelle et modernisation des infrastructures sociales resteront au cœur de l’action gouvernementale, dans le cadre de la stratégie nationale de développement durable. Il indiquera que la véritable richesse d’une Nation « ce sont ses femmes et ses hommes, mais surtout sa jeunesse. C’est la raison pour laquelle nous plaçons le développement du capital humain au centre de notre action en mettant l’accent sur la santé, l’éducation, la formation professionnelle, et la promotion des compétences ».
Dans le domaine de la santé, nous poursuivrons la réalisation de structures modernes, afin de garantir à chaque citoyen des soins de qualité, ici même au Mali, dans la dignité. Le Projet présidentiel d’urgence hospitalière restera, à cet égard, un axe majeur de notre engagement.
Conformément à la Vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et à la Stratégie Nationale pour l’Emergence et le Développement Durable 2024-2033, le Gouvernement mettra en œuvre le Projet de formation des ressources humaines mieux préparées et dotées de compétences reconnues avec des programmes de construction, d’extension et de mise à niveau des infrastructures scolaires et universitaires.
Clôturant son discours, le Général d’Armée Assimi GOÏTA a souhaité à tous les Maliens une année 2026 de paix, de progrès et de prospérité, appelant chacun à rester uni pour bâtir le Malikoura, un Mali refondé, souverain et digne. « L’année 2026 sera l’année de la consolidation, de la conquête du bien-être et du progrès », a-t-il annoncé.
Ainsi, l’année 2026 est annoncée comme une année de consolidation et d’exécution. Des feuilles de route sectorielles doivent être précisées, avec des objectifs mesurables, des budgets réalistes et des échéances publiques. Des mécanismes de suivi ont été annoncés pour vérifier l’avancement, corriger les retards et publier les résultats. Une culture de performance a été encouragée, afin que chaque franc CFA dépensé se traduise par une amélioration visible dans la vie quotidienne.
Un appel à l’unité et à la confiance a conclu l’adresse du Chef de l’Etat. La Nation a été invitée à tenir le cap, à se rassembler autour des priorités communes et à refuser la fatalité. Les efforts consentis ont été salués, les sacrifices reconnus, et une promesse de constance a été réaffirmée. Dans les épreuves comme dans les succès, le Président de la Transition a demandé que l’esprit de responsabilité guide la conduite collective, pour que l’avenir se bâtisse sur des bases solides et partagées.
Source / CIGMA




