Leur intention est clairement affirmée, mais elle est loin de la réalité. Avec eux, le verbe encercler se conjugue à tous les temps ! Pourquoi en veulent-ils au Mali ? Pourquoi veulent-ils que Bamako tombe aux mains des terroristes ? Qui a intérêt à ce que le Mali soit sous la férule de ces hordes de criminels ? Analyse de SIS.

Un acharnement médiatique orchestré et entretenu depuis plusieurs semaines, des éditoriaux les uns plus sensationnels que les autres, une propagande qui tourne à plein régime, des communiqués aussi alarmistes les uns que les autres, des dizaines de titres d’organes de presse quotidiennement, des évaluations et réévaluations de la situation, un harcèlement psychologique, de l’obstination à la paranoïa, de l’obsession à la surenchère cathodique, un narratif apocalyptique, un scénario bien ficelé digne des fictions hollywoodiennes, une rhétorique bien huilée, des tirs croisés le tout dans un timing et une synchronisation parfaite. Une campagne savamment orchestrée à coups de reportages aussi surréalistes les uns que les autres pour semer la panique, la psychose, le doute, la peur par la désinformation. À les entendre parler quotidiennement, le Mali va s’écrouler, d’après une journaliste d’une chaîne hexagonale avec une carte à l’appui, «les djihadistes sont au nord de la ville, toutes les grandes voies d’accès sont coupées, Bamako est encerclé, sous blocus, pris en tenaille, en état de siège», par ceux que cette presse présente prétendument comme des djihadistes qu’ils n’ont que de nom, des hordes de terroristes, des criminels obscurantistes, des individus déshumanisés lancés à l’assaut de la capitale malienne, c’est peur sur la ville, la citée sous haute tension, c’est le Mali selon eux, Apocalypse now et j’en passe! Certains médias sont devenus les relais de ces sanguinaires en foulant aux pieds l’incrimination pour apologie du terrorisme.

En si peu de temps, le Mali et sa capitale sont devenus le centre de gravité de l’actualité internationale vue sous l’angle des théoriciens et partisans d’une chute de la capitale Bamako inventée de toutes pièces. Des chancelleries occidentales ont appelé leurs ressortissants à quitter le territoire malien avant de se raviser, ces derniers jours nous avons assisté à l’émergence de théoriciens du chaos, tous spécialistes du Mali sans y être; Ce qui est tout de même surréaliste, incompréhensible et inadmissible, beaucoup d’africains particulièrement ceux de l’espace confédéral AES ne prennent pas la mesure de ces enjeux: ce terrorisme a été créé, importé dans les États du Sahel et il est entretenu par ces puissances impérialistes à des fins de visées néocolonialistes. 

Tels des prédateurs ils sont à la conquête de leurs proies et c’est une question de survie, d’intérêts, de manifestation de leur puissance réelle ou supposée, certains l’expliquent par esprit de conquête, par expansionnisme, à la recherche d’un espace vital; c’est comme dans le monde animal impitoyable, les faibles ont une espérance de vie limitée car ils se font bouffer par les plus forts.

Ils ont des plans, largement en avance, des noms de code pour leurs opérations, leurs interventions, ils sont les pompiers pyromanes, créer des troubles pour pouvoir intervenir et s’installer durablement sur des territoires souverains, exploitation des richesses minières, positions dominantes des multinationales pour rafler tous les marchés, leur capacité de nuisance, leur puissance de manipulation dépassent de loin notre imagination, le système est machiavélique, tellement bien huilé qu’ils ont des relais locaux assujettis pour arriver à leurs fins, par l’instrumentalisation des vendeurs de vent et des marchands d’illusion pour leurs peuples et c’est là tout le problème, c’est la stratégie des « TIRS CROISÉS »!

Ce qui est encore plus scandaleux, c’est de voir des pseudos intellectuels africains, des chercheurs (qui n’ont toujours pas trouvé ce qu’ils recherchent) essayer d’expliquer et justifier cette crise multidimensionnelle exacerbée dans son aspect sécuritaire sous le prisme, le narratif des pays occidentaux, des différentes organisations de défense des droits humains et mettre en cause le combat noble pour la souveraineté des États qui subissent des attaques sanglantes depuis plus d’une dizaine d’années, scandaleux!!!

Ce n’est pas seulement le JNIM ou l’EIGS qui veulent la chute du Mali, c’est une coalition d’intérêts géostratégiques agissant en sourdine qui y verrait bien ses vœux exaucés. Qu’ils se le tiennent pour dit : même sans l’armée malienne, ces hordes de terroristes avec l’apport des groupes armés ne pourraient pas prendre Bamako, ils trouveront une population déterminée à en découdre et à en finir avec eux!

Ils ne cachent même plus leurs souhaits, leurs sombres projets funestes, ils en veulent au Mali, comme dans une course de relais, c’est un battage médiatique sans précédent.

Ils font déjà des projections d’une future gouvernance du pays par cette horde de criminels, ils définissent même les composantes de ce gouvernement sorti de leurs illusions perdues, c’est hallucinant !

On peut ne pas être d’accord avec la gouvernance de son pays, la pluralité d’opinion existe, on peut ne pas aimer le président de la transition, mais nourrir le projet funeste de voir tomber le pays aux mains d’une horde de criminels obscurantistes sans foi ni loi, il y a un Rubicon que certains maliens ont franchi allègrement et l’histoire retiendra les actes, les intentions des uns et des autres, le Mali n’oubliera pas et s’en souviendra!

Sur la base d’une information tendancieuse, partisane, ils se délectent, se réjouissent des actes criminels posés par des terroristes, des obscurantistes et ils sont dans la promptitude pour dénoncer les actions des forces armées nationales en les qualifiant de bavures, d’exactions, deux poids, deux mesures!

Résilience, résistance

La résilience du peuple malien force l’admiration, oui, certains diront que la résilience n’est pas un projet de société, les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur attendaient une montée du mécontentement, de la tension sociale et escomptaient même une explosion, un soulèvement populaire, que nenni !

Malgré les difficultés énormes, malgré les nuits blanches passées devant les stations-services à attendre la denrée rare qu’est devenue le carburant, les maliens ont accepté de souffrir dans la dignité, nous avons pu mesurer cette résilience, cette capacité de toute une communauté, de la société malienne exposée à ces difficultés énormes depuis plus d’un mois, de résister aux effets de cette crise, de les absorber et de s’y adapter, de se remettre de manière rapide et efficace.

Au regard de la capacité de nuisance de ces groupes de criminels obscurantistes, nous ne cesserons jamais de dire que chaque citoyen malien doit se sentir investi d’une mission noble dans l’intérêt de tous: renseigner les forces de défense et de sécurité sans tomber dans la délation; la notion de défense nationale englobe celle de responsabilité collective. En tant que nation, tout doit concourir à la protection et à la lutte contre tout ce qui peut porter atteinte à la souveraineté, aux intérêts fondamentaux, à la liberté.

Cela passe également par la mise en place de réseaux locaux d’information, d’informateurs, de milliers d’oreilles hostiles aux terroristes et prêtes à renseigner sur leurs déplacements, leurs activités, leurs complicités.

Nous ne devons jamais perdre de vue que dans cette crise multidimensionnelle d’une gravité sans précédent et exacerbée dans son aspect sécuritaire qui frappe le Mali depuis 2012, malgré les vicissitudes de l’histoire, les soubresauts qui jalonnent le parcours, une chose est sûre: L’État, le bien commun à tous, demeure au-delà des femmes et hommes qui nous gouvernent.

La particularité du Mali, c’est la réalité de l’État-nation, un pays vieux de plusieurs siècles profondément enraciné dans le passé ; en effet, il est le berceau d’empires et de royaumes et en même temps une jeune nation résolument tournée vers l’avenir. La richesse culturelle, le brassage humain, une solide organisation sociale qui ont résisté à l’usure du temps et font que les sponsors des groupes terroristes ne sont pas arrivés à créer une guerre civile ou communautaire dans le pays.

La mise en place d’une cellule riposte a déjà commencé pour défaire et tordre le cou dans le même temps à tous les scénarios imaginaires et les reportages fantaisistes d’une certaine presse.

Nous vivons dans l’époque de l’information à la vitesse, elle circule sur les différents canaux, les réseaux sociaux et ne reflète toujours pas la vérité. Face à cette situation, la vigilance est essentielle. L’opinion publique détient le pouvoir de constituer une force collective afin de mettre en avant plus que jamais le triptyque: liberté de penser, esprit critique et solidarité dans cette guerre informationnelle.

Dans cette sphère médiatique où les sources d’information sont diversifiées, nul n’a le monopole de la vérité, aucune rédaction ne peut prétendre détenir cette vérité loin des théâtres d’opérations et la diversification des sources d’information permet de déconstruire certains narratifs préparés pour détourner, manipuler.

Se poser les bonnes questions avant de croire à une information et la partager permet de mettre en œuvre sa capacité de discernement : la provenance de l’information, le média qui la diffuse et l’intérêt mis en avant pour y croire.

Les discours qui amplifient les menaces n’ont pour but que de créer la peur, pour diviser et opposer.

Des voix s’élèvent pour parler de dialogue avec les terroristes, mais alors quel dialogue possible avec des groupes qui ont décidé de prendre des armes contre l’État souverain du Mali, qui ont une idéologie basée sur l’extrémisme violent, mortifère, qui veulent soumettre à la charia plusieurs pays, des populations qui pratiquent déjà l’islam comme religion ?

Quel dialogue avec des individus déshumanisés qui tuent, pillent, brûlent, saccagent tout sur leur passage, qui ont franchi toutes les limites de l’ignominie ?

Ne s’agit-il pas là de deux conceptions antagonistes, de deux choix de vies, d’un côté le vivre ensemble dans les valeurs de la République, de l’autre l’obscurantisme, la violence pour l’application d’une pratique rigoriste de l’islam, la charia ?

Le retour d’expérience, c’est de transformer désormais les défis en opportunités, les gouvernants sauront tirer les leçons de cette crise majeure ayant affecté toute la nation malienne. De ce point de vue l’opération « FUGA KÈNÈ » sous le commandement opérationnel du général Famouké Camara semble porter ses fruits par la mobilisation des hommes, des moyens terrestres et aériens en infligeant des coups très durs aux terroristes; les convois de citernes sécurisés par les FAMA arrivent à circuler sur les corridors, afin de pouvoir assurer la fourniture des hydrocarbures sur l’ensemble du territoire national. Il y a une logique lorsque l’ennemi veut prendre par la force ce qui vous appartient, lorsqu’il se heurte en face de lui à une force supérieure, il va de soi qu’il recule, abandonne.

 Dans le troisième couplet de l’hymne national du Mali, il est écrit :

–        La voie est dure très dure

–        Qui mène au bonheur commun 

–        Courage et dévouement 

–        Vigilance à tout moment … bis

–        Vérité des temps anciens

–        Vérité de tous les jours

–        Le bonheur par le labeur

–        Fera le Mali de demain.

Agir ou subir, vaincre ou périr, le Mali vivra!

SIS #Stratégies sécuritaires

Source: L’Aube

Bamada.net

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